N'hésitez pas à me mettre des commentaires, merci !! Marlène.
- Le futur beau-père de Mara, Tecuma des Anasati :
" Le seigneur Anasati, en grande tenue de cérémonie, était assis sur une estrade imposante, au centre de l’immense aile centrale recouverte d’un
tapis. Il portait une immense coiffe de cérémonie à plusieurs degrés, et la sueur luisait sur son front.
Mais ses traits émaciés ne montraient pas la moindre trace d’inconfort, même si son costume était étouffant dans la chaleur du midi. Une douzaine de
ceintures écarlates et jaune gênaient sa respiration, et de gigantesques épaulettes qui lui emprisonnaient les épaules s’évasaient dans son dos comme des ailes
amidonnées. A chaque fois qu’il bougeait, des domestiques se précipitaient à ses côtés pour les réajuster.
Il tenait à la main un grand sceptre sculpté dont l’origine se perdait dans la nuit des temps. Sur ses genoux reposait l’ancienne épée d’acier des Anasati – une
relique qui n’était surpassée que par le natami de la famille – transmise de père en fils depuis l’époque du Pont d’Or et de la Fuite, quand les premières nations étaient arrivées à Kelewan.
"
" Mesurant leur pas au son d’un tambour, des porteurs en robe
grise entrèrent dans la salle la plus éloignée de l’estrade seigneuriale. Le palanquin plat et ouvert qu’ils soutenaient était recouvert de coussins, au sommet desquels Mara était
assise, immobile. Les musiciens jouèrent l’hymne d’entrée du soupirant.
Alors que la mélodie simple et irritante se répétait, les courtisans anasati étudiaient attentivement la mince jeune fille qui venait en tête d’une suite venue de costumes
impressionnants, une jeune fille qui portait le sceptre d’un des noms les plus fiers de l’empire. Comme son hôte, elle était venue selon la tradition, ses cheveux noirs relevés très haut
et retenus par des épingles ornées de coquillages et de pierres précieuses, le visage perché sur un col raide orné de perles. Sa robe de
cérémonie empesée formait de longs plis. Elle était ornée de larges épaulettes du vert acoma, et les manches allaient jusqu’au sol. Mais en dépit de son
maquillage et des lourds vêtements brodés, la jeune fille ne semblait pas troublée par le faste et la chaleur.
A gauche de Mara et un pas derrière elle marchait Nacoya, portant les robes du premier
conseiller des Acoma. A sa droite avançaient trois officiers. Leurs armures récemment laquées et polies étaient étincelantes, et leurs casques
s’ornaient de magnifiques plumes neuves. Venait derrière eux une troupe de cinquante guerriers. Egalement splendides dans leurs armures polies, ils marchaient de
chaque côté du palanquin de Mara.
Les soldats s’arrêtèrent
en une ligne parfaite au pied de l’estrade, formant une tache de vert au milieu de l’écarlate et du jaune anasati. L’un des officiers resta près des soldats, tandis que les deux
autres accompagnaient le palanquin sur les trois marches qui montaient vers l’estrade. "
- Mariage de Mara des Acoma et de Buntokapi des Anasati :
" Avertie par le geste d'une servante, Mara s'assit pendant que l'on laçait à ses pieds les sandales de cérémonie ornées de joyaux. D'autres
servantes enfonçaient des peignes de coquillages incrustés d'émeraudes dans sa coiffe. Quand les derniers lacets et boutons furent fixés et les
derniers rangs de perles noués sur ses poignets, Mara se leva de ses coussins. "
" Les porteurs s’arrêtèrent derrière les portes closes de la salle d’apparat tandis que deux jeunes moniales vouées à Chochocan épinglaient des voiles colorés sur la coiffe de
Mara. Puis elles placèrent dans ses mains une couronne de rubans, de plumes de shatra et de roseaux de thysa, qui signifiaient l’interdépendance de l’esprit et de la chair, de la
terre et du ciel, et l’union sacrées de l’homme et de la femme. Mara retint la couronne d’une main légère, de peur que ses paumes moites n’abîment les rubans de
soie. Les plumes de shatra brunes rayées de blanc trahissaient son tremblement, pendant que quatre jeunes filles élégamment vêtues se plaçaient de part et d’autre des palanquins.
"
- Arrivée d'Almecho, le Seigneur de Guerre, et de Tecuma, le Seigneur des Anasati, dans la demeure des Acoma
:
" Mara se tint immobile pendant tout le placement et la fixation de la robe, le visage
impassible. Quand elle fut prête pour accueillir Almecho, le seigneur de guerre, et Tecuma, le seigneur des Anasati, elle ressemblait à une petite fille qui avait revêtu les habits
d’apparat d’une grande dame ; mais son regard était aussi dur que du silex. […] Kekoye portait son armure de cérémonie, décorée de cannelures et de
volutes, totalement inadaptée sur le champ de bataille mais extrêmement belle. Son costume d’apparat était complété d’un casque à plumet et d’une
épée ornée de glands. Papéwaio, son aide de camp, était revêtu d’une armure tout aussi splendide. Tous les hommes de la garnison qui n’étaient pas de garde étaient impeccablement
alignés pour accueillir les invités, et la laque verte de leur armure brillait sous le soleil de cette fin d’après-midi. "
" Les gardes blancs impériaux du seigneur de guerre menaient la marche, puisqu’ils étaient du rang le plus élevé. Kekoye avança et s’inclina devant l’officier commandant qui arborait un
magnifique plumet. [...] Les porteurs du seigneur de guerre arboraient des ceintures ornées de franges, et étaient noircis par la sueur et la poussière de la
route.
Les domestiques portaient une livrée perlée, et tous avaient la même taille et le même teint. Puis venaient l’écarlate et le jaune de l’étendard anasati,
derrière lequel marchait le garde d’honneur de Tecuma ; ses domestiques étaient aussi vêtus d’un habit coûteux, car comme de nombreux Tsurani, le seigneur des Anasati
cherchait à surpasser ses supérieurs en étalant ses richesses. [...] Comme le seigneur de guerre était un homme corpulent, et que son costume était composé de robes comportant de
multiples ceintures avec de complexes décorations de batailles, ses domestiques s’affairèrent pendant une longue minute. "
- Teani, la maîtresse de Buntokapi des Anasati, et la concubine de Jingu des Minwanabi :
" Cette femme était peut-être plus intelligente qu’elle ne l’avait cru. Elle était de toute
évidence une favorite, vêtue de soies rares et parée de bijoux, une chaîne de métal la plus rare encerclant son mince cou. Mais ses ornements et sa beauté ne
pouvaient dissimuler entièrement la laideur de sa personnalité."
" La concubine marchait derrière lui, drapée dans une
robe de soie sombre. De coûteux ornements de métal retenaient sa chevelure fauve, et des bracelets étincelaient à ses
poignets. "
- Les funérailles de Papéwaio, le garde du corps de Mara :
" Un prêtre de Chochocan en robe blanche occupait maintenant l’espace libre
ménagé dans le cercle. Il portait des brassards tissés de feuilles de thysa, et sa présence symbolisait la vie."
" Elle s’inclina respectueusement devant le représentant du dieu Rouge ; et le prêtre du dieu de la Mort rejeta sa cape. Il portait un masque écarlate représentant un crâne,
car aucun mortel ne pouvait contempler le visage de la mort avant que vienne son tour de saluer le dieu Rouge, Turakamu.
"